Les problèmes récurrents rencontrés sur les lignes 108 et 161
Voici les questions orale de Madame Colette Burgeon, Députée fédérale, à Monsieur Steven Vanackere, Vice-Premier Ministre et Ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles sur « les problèmes récurrents rencontrés sur les lignes 108 et 161 (Binche – La Louvière – Bruxelles - Ottignies – Louvain-la-Neuve) »
Monsieur le Vice-premier ministre,
Depuis des années, les voyageurs de la ligne Binche – Bruxelles (et vice-versa) ont le sentiment d’être les grands oubliés de la SNCB. Ils sont choqués du manque de confort et de ponctualité des trains desservant cette relation.
Ainsi, le matériel utilisé sur cette relation est composé d’automotrices quadruples qui ont plus de trente ans et qui ne correspondent plus aux exigences de confort des trains modernes.
Quant au problème des correspondances, il est récurrent. À La Louvière-Sud, quelques minutes séparent l’arrivée normale du train venant de Bruxelles du départ des deux trains omnibus desservant la région (vers Mons : Bracquegnies, Thieu, Havré, Obourg, Nimy et Mons ; vers Charleroi : Morlanwelz, Carnières, Piéton, Forchies, Marchienne, Charleroi). Ces trains sont presque toujours ratés par les navetteurs revenant de Bruxelles vu le manque de ponctualité de ces trains, ce qui leur impose une heure d’attente en gare de La Louvière-Sud.
Ces dernières années, j’ai déjà eu l’occasion d’interroger à plusieurs reprises vos prédécesseurs sur ces deux problématiques. Et les élus de la Communauté Urbaine du Centre ont eu l’occasion de vous en entretenir il y a peu.
Suite à ces interventions, la SNCB a décidé d’affecter à cette relation une rame de voitures M6 très confortables et ce, dès la fin du mois de septembre. Cette rame effectue deux paires de trains : les départs de La Louvière Sud vers Bruxelles de 6h34 et 13h34 (trains 3906 et 3913) et les arrivées à La Louvière Sud de 10h26 et 17h26 (trains 3909 et 3937).
Si au niveau du confort, on ne peut que se réjouir de l’arrivée des voitures M6, il apparaît que ces trains ne sont, d’une part, qu’exceptionnellement à l’heure et, d’autre part, assez couramment supprimés (particulièrement pour le 3937). La presse régionale s’en est d’ailleurs émue très récemment. Les voyageurs ne peuvent donc pas « faire confiance » à ces trains, tant à l’aller qu’au retour.
Monsieur le Vice-premier ministre,
Les statistiques confirment-elles les retards voire les suppressions de ces trains ?
Un matériel de traction inadapté (des locomotives datant de près d’un demi siècle qui sont régulièrement en panne et qui manquent d’adhérence, un temps de freinage - serrage et desserrage - anormalement long) est à la base de ces problèmes.
Des solutions techniques existent cependant :
Pourquoi ne pas remplacer les locomotives de la série 26 par des 21 ou 27 utilisées sur les trains P (trains supplémentaires aux heures de pointe) de la ligne Charleroi - Bruxelles ? En effet, les locomotives de ces trains « dorment » pour la plupart entre le trajet aller du matin et le trajet retour de l’après-midi. (Quitte à affecter les 26 ainsi libérées à ces trains).
Pourquoi ne pas utiliser les locomotives de la série 11 retirées du service Benelux, ces locomotives étant les « cousines » des séries 21 ou 27 ?
À défaut, quelles mesures compte prendre la SNCB pour réduire ces retards systématiques et rendre la confiance à ses clients de la région du Centre dont la colère gronde de plus en plus ?
Je vous remercie, Monsieur le Vice-premier ministre, pour l’attention que vous porterez à ces questions.



