Infrastructures & réseaux

Le Centre, Bassin de Vie

La reconnaissance du Bassin de Vie Enseignement Qualifiant – Formation – Emploi (EFE) du Centre par le Gouvernement wallon constitue une victoire pour la Communauté Urbaine du Centre. Les Bassins de Vie étaient au cœur des réflexions initiées il y a plusieurs années par le Gouvernement wallon.Les mandataires locaux se sont battus pour faire en sorte qu’Anderlues, Chapelle-lez-Herlaimont, Binche, Estinnes et Seneffe se retrouvent dans la zone Hainaut-Centre et non plus rattachés à Charleroi. Ensuite, Bourgmestres et Députés ont plaidé pour une véritable reconnaissance du Bassin EFE du Centre.Sans cela, il avait un risque de fusion que les comités subrégionaux de l’emploi et de la formation soient fusionnés et dès lors de voir disparaître certains services ou d’administrations. Ce scénario est donc évité avec la reconnaissance du Bassin EFE du Centre.

Le 7 février 2013, la Région Wallonne et la Fédération Wallonie Bruxelles initiaient un accord de coopération relatif à la mise en œuvre d’un Bassin de vie Enseignement-Formation-Emploi. Après passage au Gouvernement en première lecture, on constatait donc que les communes d’Anderlues, Chapelle-lez-Herlaimont, Binche, Estinnes et Seneffe étaient apparentées au Bassin de Vie de Charleroi Sud-Hainaut alors que la Communauté Urbaine du Centre, en partenariat avec la région de Mons-Borinage, avait été amenée suite à une décision du Gouvernement Wallon à mettre en place un partenariat stratégique local pour nos deux zones. Une contradiction dans le domaine de l’emploi et de la formation se faisait donc jour et ne pouvait être acceptée par les Instances de la Communauté Urbaine du Centre où à nouveau, on éclatait la cohérence et les dynamiques mises en place par et pour le territoire. Suite à cela les Forces vives du territoire de la Communauté Urbaine du Centre ont rencontré le Ministre-Président de la Wallonie ainsi que le Président du CESW afin de leur faire part de leur non-approbation de ce découpage.

A l’occasion de la deuxième lecture de l’accord de coopération, le Gouvernement a accepté de reverser les 5 communes concernées du Centre dans la zone Hainaut-Centre, ce qui ne donnait pas encore entière satisfaction puisque notre Bassin de vie n’était pas reconnu en tant que tel et les risques de fusion des Comités Subrégionaux de l’Emploi et de la Formation et des IPIEQ entraîneraient inévitablement la disparition du FOREM de La Louvière.

Les mandataires locaux ont donc repris leur bâton de pèlerin afin de faire valoir le droit d’être reconnu comme un Bassin de vie à part entière qui travaille avec le Bassin de vie de Mons dans le cadre d’une communauté de territoire s’intitulant « Cœur du Hainaut, centre d’énergies ». Et ce combat a porté ses fruits.

Il est stipulé dans la décision du Gouvernement : « … afin de tenir compte au mieux des spécificités de la région du Centre et de la région de Mons, en particulier en matière d’emploi et de formation, le Bassin enseignement-formation-emploi « Hainaut-Centre » tel que visé à l’article 3, 4° de l’accord de coopération, se compose de deux Bassins de vie emploi-formation distincts,spécifiques et autonomes : le Bassin emploi-formation du Centre et le Bassin emploi-formation de Mons. Chacun de ces deux Bassins dispose de sa propre Chambre subrégionale de l’emploi de la formation : une chambre compétente pour le bassin emploi-formation du Centre et une chambre compétente pour le bassin emploi-formation de Mons. Ces chambres qui disposent des compétences des actuels Comités subrégionaux pour l’emploi et la formation, restent pleinement compétentes et autonomes pour toutes les questions spécifiquement liées à l’emploi et la formation« .

Seules les matières « croisées » enseignement/formation/emploi telles que définies dans l’accord de coopération, qui nécessitent une coordination et une collaboration entre ces trois domaines, sont traitées au niveau de l’Instance bassin du Hainaut Centre.

Crématorium

L’idée de créer un crématorium sur le territoire de la Communauté Urbaine du Centre fait son chemin depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs en 2009 que le projet est annoncé.

En 2010, 12 communes marquent un accord de principe: un comité d’accompagnement est mis en place, la désignation d’un auteur de projet pour la réalisation de l’étude de faisabilité est approuvé par le CA de l’intercommunale IDEA.

En 2011, le choix du site est révélé. On envisage la création d’un crématorium sur l’ancien site charbonnier dit des « Houssus n°6« , à Haine-Saint-Paul, sur un territoire appartenant à l’IDEA. Une seule société avait remis une offre. Mais elle s’est ensuite rétractée, préférant attendre la stabilisation du marché. Le projet, prévu pour 2015, ne verra pas le jour.

Mais ce n’est pas pour autant qu’il a été oublié. Récemment encore, le Conseil d’Administration s’est réuni pour en discuter. Car la réalité est bel et bien là: aujourd’hui, les citoyens optent de plus en plus pour la crémation. Et les habitants de la Région du Centre, lorsqu’un proche décède, doivent se déplacer à Mons ou à Charleroi. Mais la problématique n’est pas si simple. De nouveaux crématoriums ont été construits comme celui de Frasnes-lez-Anvaing. Et l’implantation de Charleroi par exemple, en perte financière actuellement, souffre de cette nouvelle infrastructure.

D’autres nouveaux crématoriums ont également vu le jour : à Ciney ou encore à Court-Saint-Etienne. Leur arrivée sur le marché n’a pas été sans conséquence pour les installations de Mons et de Charleroi. Cela engendre donc une nouvelle répartition géographique des crémations sur les différents sites.

Aujourd’hui, l’offre en infrastructures est donc excédentaire par rapport à la demande. Raison pour laquelle le dossier d’un crématorium aura plus de chance de voir le jour dans quelques années.