Pourquoi une Communauté Urbaine du Centre ?
Sa naissance est une réaction de type existentiel.
En effet, si la Région du Centre est précisément reconnue de manière socio-économique et culturelle, elle n’a pas de reconnaissance institutionnelle et ne jouit pas d’une réalité officielle.
Elle n’est pas un Arrondissement administratif. On ne sait donc pas s’appuyer sur une structure institutionnelle opposable aux tiers.
La Région du Centre est morcelée, dépendante de 3 arrondissements administratifs (Il faut rappeler que le concept des arrondissements est antérieur à la création de la Belgique).
On sait que les études statistiques en Région Wallonne, et dans tout le pays, ne se réalisent souvent que par arrondissement. La Région du Centre n’a donc aucune existence du point de vue des statistiques : aucun chiffre relatif à notre région socio-économique, ni bilans, et donc pas de perspectives d’avenir.
L’Europe est de plus en plus directive et, demain, ne prendra en compte que les grands ensembles car eux seuls auront une visibilité suffisante et eux seuls pourront dégager les compétences pour dialoguer à ce niveau.
Si nous possédons un passé riche de synergies au sein de la population de la Région du Centre, il faut constater une certaine « délocalisation » au niveau d’institutions sociales, syndicales, économiques et financières. Bon nombre de celles-ci qui possédaient un siège régional dans le « Centre » n’y sont plus.
Une communauté de Communes a, ici, et plus qu’ailleurs,
sa raison d’être.
Il nous semblait opportun de créer une identité reconnue, affirmée, officielle, opposable aux tiers : l’identification constante d’une région socio-économique. Elle existe officiellement depuis le 13 mai 1998, officieusement depuis décembre 1995.
La cohésion amène la force : nous unir dans le respect des spécificités, se structurer pour mieux intervenir. Ce n’est pas un repli sur soi, c’est être fort à l’intérieur pour mieux nous ouvrir à l’extérieur et établir des synergies avec les régions voisines.


